Gaming à 51 ans : survie, factories et résolution de problèmes

Je joue aux jeux vidéo à 51 ans. Certains diront que ce n’est plus de mon âge. Mais je m’en tamponne le coquillard.

J’ai commencé sur Game & Watch, Amstrad CPC, Atari (cc la team Amiga 😉), puis sur console et PC. Au départ, le jeu vidéo est avant tout un espace de détente, de lâcher-prise. Puis deux catégories ont pris une place centrale pour moi : les jeux de survie et les factory games.

Bien sûr, un FPS permet de se défouler, et un jeu de sport m’a permis de passer de bons moments avec mon fils. Mais les survival games et les factory games, c’est autre chose.

Survival games : observer, analyser, s’adapter

La survie demande de découvrir des mécaniques, de comprendre les événements, de les analyser pour réagir et trouver des solutions pour s’en sortir. Tirer sur tout ce qui bouge n’est clairement pas toujours la meilleure option.

Dans Ark, on apprivoise des dinos qu’on utilise en fonction de leurs compétences pour progresser. Plus on avance, plus on cherche à optimiser la production de ressources : fabriquer des armes plus performantes ou construire une base plus grande. Il est même possible de reproduire les dinos pour en optimiser les stats au fil des générations — tout cela dans le but ultime de défoncer le boss.

On teste. Parfois ça passe, parfois non. Et quand ça échoue, il faut comprendre pourquoi et tester une autre approche. Pas d’autre choix.

Factory games : partir de zéro, construire des systèmes

Les factory games posent une problématique différente. On commence avec rien. Pour progresser, il faut apprendre de nouvelles technologies (les recettes) et collecter des ressources. Plus on avance, plus les besoins augmentent, et plus il devient nécessaire de comprendre les systèmes complexes pour concevoir des outils toujours plus performants.

Dans Satisfactory, on débute avec une simple “pioche” pour extraire quelques minerais. Puis viennent les foreuses, les tapis roulants pour le transport des ressources, puis les machines élaborées pour produire les pièces nécessaires aux foreuses plus productives. On commence dans un environnement contraint, on apprend, on cherche des solutions pour être plus productif et aller plus loin dans le jeu.

Parfois ça bug. Une chaîne de production s’arrête, la progression est bloquée. Il faut alors voir où ça coince : ajouter une nouvelle ligne de production, changer de configuration en passant du load balancing au manifold, ou désengorger un bus saturé de ressources.

Le jeu vidéo comme terrain d’entraînement

N’est-on pas là dans la recherche de solutions par améliorations successives, afin de répondre à une problématique dans un environnement contraint ?

Pour moi, ce qui fait vibrer dans mon métier — au-delà de la transmission de connaissances — c’est d’apprendre de nouvelles technos, de les assimiler, de les utiliser au mieux afin d’apporter les solutions les plus efficaces, tout en tenant compte des contraintes et des besoins.

Le gaming, finalement, c’est le même exercice mental. Un espace où l’on s’entraîne sans le savoir à analyser, itérer, et trouver des solutions élégantes face à des systèmes complexes.


Image générée par IA — parce que c’est à la mode, et que je n’avais pas envie de mettre une photo de chiot 🦮

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