Timberborn
Un city-builder où des castors bâtissent des villes sur pilotis, gèrent l’eau comme ressource centrale et survivent à des sécheresses cycliques.
- Genre
- City-builder / Survie
- Développeur / Éditeur
- Mechanistry
- Année
- 2021 (accès anticipé)
- Statut
- En cours
- Temps de jeu
- 40h
- Note
- 8/10
Timberborn part d’un postulat qui m’a immédiatement accroché : après la disparition des humains, ce sont des castors qui ont hérité de la planète, et ils bâtissent leurs villes en hauteur, sur des structures en bois perchées au-dessus des vallées. C’est un city-builder classique dans sa forme — logement, production, chaînes d’approvisionnement — mais complètement différent dans son fond, parce que toute l’économie du jeu tourne autour d’une seule ressource : l’eau.
L’eau comme colonne vertébrale de la ville
Contrairement à la plupart des city-builders où l’eau est un simple prérequis parmi d’autres, ici elle est centrale : les castors savent la retenir grâce à des barrages, la canaliser, l’élever avec des pompes, l’utiliser pour irriguer les cultures. Le jeu alterne des saisons humides et des sécheresses parfois très longues, et toute la ville doit être pensée pour survivre à ces périodes sans eau courante — bassins de rétention, réservoirs, gestion fine des priorités d’irrigation.
Cette contrainte hydraulique transforme le placement des bâtiments en véritable casse-tête d’ingénierie civile : il faut penser le terrain en trois dimensions, exploiter le relief pour créer des chutes d’eau qui font tourner les moulins, construire des digues pour protéger certains quartiers d’une inondation contrôlée ailleurs.
Deux factions, deux façons de jouer
Le jeu propose deux factions aux styles très différents : les Castors des Fers, plus traditionnels et efficaces dans la gestion de l’eau stockée, et les Castors des Bois, plus expérimentaux, capables de manipuler des plantes génétiquement modifiées pour s’adapter à la sécheresse. Rejouer avec l’autre faction, c’est presque redécouvrir un jeu différent tant les stratégies optimales changent.
Toujours en accès anticipé au moment où j’écris ceci, Timberborn continue de s’enrichir à chaque mise à jour. Je n’ai pas encore atteint les limites de ce que le jeu propose, et c’est justement ce qui me donne envie d’y retourner.