Rick Dangerous
Un platformer culte de 1989 façon Indiana Jones, réputé pour sa difficulté impitoyable et ses pièges mortels appris à coups d’essais-erreurs.
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- Plateforme / Action rétro
- Développeur / Éditeur
- Core Design / Firebird
- Année
- 1989
- Statut
- Redécouvert
- Temps de jeu
- Des heures perdues à l'époque
- Note
- 7/10
Rick Dangerous, c’est le jeu qui m’a appris très tôt qu’un jeu vidéo pouvait être injuste et fascinant à la fois. Explorateur façon Indiana Jones, casque colonial et fouet à la ceinture, Rick traverse des temples, des bases militaires et des vaisseaux extraterrestres truffés de pièges — et la moindre inattention se solde par une mort instantanée et souvent hilarante.
Mourir pour apprendre, littéralement
La formule du jeu repose entièrement sur la mémorisation : chaque niveau regorge de dalles piégées, de flèches empoisonnées, de plafonds qui s’effondrent, et il n’y a quasiment aucun indice visuel pour les anticiper la première fois. On avance, on meurt, on recommence en sachant où ne pas marcher — un principe de die-and-retry poussé à l’extrême, bien avant que le terme “die-and-retry” ne devienne un genre à part entière.
Ce qui rend la chose supportable, presque addictive, c’est le rythme des niveaux : ils sont courts, les checkpoints généreux pour l’époque, et la satisfaction de franchir un passage qu’on a raté quinze fois est disproportionnée par rapport à l’effort réel demandé.
Un level design fait pour être détesté puis aimé
Visuellement, le jeu a un charme certain pour du 1989 — décors variés, animations soignées, une identité graphique qui distingue clairement chaque monde traversé. Le level design, lui, est délibérément vicieux : des pièges visibles qui cachent des pièges invisibles, des faux positifs qui donnent une fausse impression de sécurité.
Je n’ai jamais fini Rick Dangerous à l’époque, la faute à un dernier niveau que je n’ai jamais réussi à mémoriser entièrement. Le relancer aujourd’hui sous émulation, c’est retrouver intacte cette sensation particulière de rage et de satisfaction mêlées qui a façonné toute une génération de joueurs sur ordinateur 8/16-bit.


