Wolfenstein 3D

Le jeu qui a lancé le FPS sur MS-DOS, à l’assaut de bunkers nazis bien avant l’arrivée de Doom et Quake.

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Genre
FPS / Action
Développeur / Éditeur
id Software / Apogee Software
Année
1992
Statut
Redécouvert
Temps de jeu
Des heures perdues à l'époque
Note
8/10

Wolfenstein 3D, c’est le jeu qui a changé ma façon de voir un écran d’ordinateur. Avant lui, sur mon premier PC sous MS-DOS, je naviguais entre jeux en 2D et simulations austères. Avec B.J. Blazkowicz lancé dans les couloirs du Château Wolfenstein, j’ai eu pour la première fois l’impression d’être physiquement dans le jeu plutôt que de le regarder depuis l’extérieur.

La révélation de la 3D à la première personne

Le moteur d’id Software, signé John Carmack, n’affichait que des couloirs à angle droit et des textures répétées, mais à l’époque c’était de la magie pure : se retourner, avancer, ouvrir une porte en fonçant dedans, tout ça en temps réel sur un PC de salon. Le principe était simple — explorer un labyrinthe de bunkers nazis, ramasser des clés, dégommer des gardes et des chiens, éviter les pièges — mais l’immersion que procurait cette vue subjective n’avait tout simplement aucun équivalent sur les machines que je connaissais.

La distribution en shareware, avec son premier épisode gratuit qu’on s’échangeait sur disquette entre copains de classe, a fait le reste : tout le monde y avait joué, tout le monde en parlait, bien avant qu’on sache mettre un nom sur le genre “FPS”.

L’ancêtre qui a ouvert la voie

Rejouer à Wolfenstein 3D aujourd’hui, c’est mesurer à quel point il a posé les bases que Doom et Quake allaient ensuite perfectionner : les niveaux sont plats, l’ambiance sonore est presque comique avec ses gardes qui hurlent “Mein Leben!”, et le level design reste très labyrinthique par rapport à ce qui suivra. Mais l’ossature est déjà là — armes qui montent en puissance, boss finaux mémorables comme le Mecha-Hitler, tension permanente de l’exploration en terrain inconnu.

C’est ce jeu qui m’a préparé, sans que je le sache, à l’onde de choc que serait Doom un an plus tard. Le relancer sous DOSBox aujourd’hui, c’est retrouver cette sensation fondatrice d’un genre entier qui venait de naître sous mes yeux.

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